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Chronique de la Tête au carré

Sur #laTAC - Obama et Lyssenko

 

Le paysage et la Turquie à l'honneur au 23 eme Festival International de Géographie de St Dié


Pendant la campagne présidentielle française de 2012, Tom Roud a eu l’idée d’un projet : un collectif appelé Votons pour la science dont le but serait de présenter la science comme un enjeu électoral et faire vivre le débat autour des propositions des candidats en matière de science de recherche et d’innovation. Même si les élections sont passées en France, Votons pour la Science continue sa mission en publiant des articles d’analyse qui se penchent maintenant sur la campagne présidentielle américaine. Le dernier billet en date dresse le bilan des mesures de Barack Obama sur la science. En effet, élu en 2008, Obama avait promis de remettre la science à sa juste place. Et il y a eu des gestes forts comme la reprise de la recherche libre sur les cellules souches embryonnaires ou la nomination de Steven Chu, prix Nobel de physique, à la tête du département de l'énergie. Mais Tom Roud déplore un manque d’action voire des décisions contestables en matière de climat, d'environnement ou d'exploration spatiale. Au final, le bilan apparaît mitigé. Obama a certainement eu beaucoup de bonnes intentions, mais a été vite rattrapé par la double contrainte politique et financière. Selon Tom Roud cependant, Obama parait le meilleur candidat pour “restaurer l’espoir”.

Saviez-vous qu’il existe des scientifiques qui sont entrés dans l'histoire non pas pour avoir fait avancer les connaissances mais pour les avoir fait reculer ? Dans la dernière émission de Podcast Science, Xilrian nous raconte l’histoire de Trofim Denissovitch Lyssenko, chef de file de la "science" soviétique et qui a fait faire un splendide bond en arrière de plusieurs dizaines d’années à son domaine d’étude : la biologie. Les théories de Lyssenko ont été soutenues par Staline parce qu’elles rejetaient la génétique que Lyssenko qualifiait de bourgeoise et favorisaient l’idée d’une solidarité naturelle au sein d’une même espèce. Pour lui, il n’y a pas de sélection naturelle et plus on sème de graines dans un champ plus on favoriserait l’entraide entre ses graines. C’est une histoire passionnante, qui donne des frissons dans le dos notamment parce qu’elle mène à se demander si de telles dérives sont encore possibles aujourd'hui?



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