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Science

Elaborons sur les machoires de poissons

Vous vous souvenez probablement de l’article de Vran sur les mâchoires cachées de la murène, ces fameuses mâchoires pharyngales qui donnaientt à ce poisson déjà pas très rassurant de prime abord, l’apparence d’un monstre de l’espace (dans lequel d’ailleurs, on ne vous entend pas crier…). C'est marrant parce que d'ordinaire, si on regarde une murène, elle garde souvent la bouche ouverte et ressemble à un beauf qui vient de raconter une blague de merde et attend votre réaction...

Dans l’introduction de son article, Vran nous parlait, vidéo à l’appui, des techniques de succions adoptées par la majorité des poissons pour capturer leurs proies. Et bien ces vidéos viennent du même laboratoire dans lequel la seconde mâchoire de la murène a été découverte, le laboratoire de Peter C. Wainwright, et ils ont eu la bonté de créer une chaine Youtube dédiée à leurs recherches, où l’on peut voir moults poiscailles se décrocher la mâchoire pour se taper des ptits gueuletons! Alors c’est parti pour un florilège de vidéos:


Le Labre traître, Epibulus insidiator


Le tête-de-Brochet, Luciocephalus pulcher


Le Poisson-Pierre, Synanceia sp.


Le Péténia, Petenia splendida



Mais pourquoi se passionner autant pour les techniques de goinfrage des poissons, me demanderez-vous? Et bien les membres du labo de Peter Wainwright désirent mieux comprendre les mécanismes de la sélection naturelle et de l’évolution. Vous aurez remarqué que la forme, la taille et l’apparence générale des mâchoires des différentes espèces de poissons représentées plus haut sont très variables. Chacune de ces variations a dû avoir un impact conséquent sur les prouesses de chasse de ces poissons, et donc avoir un impact sur l’évolution de ces espèces. Mieux comprendre les différents mécanismes de succion est donc une étape préalable à une investigation en profondeur des processus évolutifs qui ont peu à peu permis l’émergence de formes de mâchoires très diverses…
Et pour comprendre ces mécanismes, on peut dire qu’ils se prennent le chou dans cette équipe. Voici un protocole qui leur permet d’obtenir un profil vélocimétrique (je le dis comme ça parce que ça fait hyper classe, mais je m’y suis repris à  trois fois pour l’écrire correctement) de la succion de l’Achigan à grande bouche (Micropterus salmoides).
 



La solution dans laquelle nage le poisson est parsemée de particules en suspensions qui sont visibles dans l’aquarium. L’image sera alors analysée et la force de la succion, ainsi que son efficacité, pourront être évaluées par ordinateur. Dans l’exemple suivant, on voit que c’est pas tous les jours faciles pour l’Achigan…
 

 

Liens:
Le laboratoire de Peter Wainwright, sa chaine You Tube et son Blog

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