L'intestin, notre second cerveau


Calmar volant, Ommastrephes bartramii

Parmi les surprenants animaux volants, on a tous entendu parler des écureuils volants, des poissons volants, peut-être un peu moins des lézards et des grenouilles qui planent… Et bien les calmars rejoignent ce club très fermé.

Ommastrephes bartramii , Kouta Muramatsu, Hokkaido University
En effet, des espèces de calmars comme Ommastrephes bartramii ou Todarodes pacificus ont été épisodiquement photographiées en train de réaliser de fantastiques bonds à la surface de l’eau.

Todarodes pacificus, Graham Ekins
Mais il a fallu attendre une récente étude japonaise parue dans la revue Marine Biology pour connaître, en détail, les modalités de la locomotion si particulière de ces mollusques. Comme on peut le lire sur le blog Mostly Open Ocean, l’équipe de Jun Yamamoto s’est mise à la poursuite des calmars et a trouvé un banc de 100 spécimens à 600 km des côtes.

Banc de calmars volants, Muramatsu et al. 2013
Les chercheurs ont estimé que les céphalopodes, qui mesurent environ 20cm de long, volaient dans les airs à une vitesse de 11,2 mètres par secondes pour réaliser des bonds pouvant atteindre les 30m. C’est plus rapide qu’Usain Bolt ! Pendant leur vol de près de 10s, les calmars étendent leurs bras et leurs ailerons pour se diriger.

Phases du vol des calmars volants
Phases du vol des calmars volants

Le plus surprenant, c’est que ces animaux réalisent cette prouesse non pas en bondissant hors de l’eau, mais en se propulsant à l’aide d’un jet d’eau à haute pression expulsé au niveau de leur siphon. Mais vu que l’orientation de leur siphon, les calmars doivent voler en marche arrière, sans trop savoir où ils vont atterrir. L’équipe japonaise pense qu’il s’agit d’un comportement permettant la fuite face aux prédateurs et qu’il vaut mieux ne pas savoir où atterrir que de finir sous les crocs d’un poisson.
Et pour le plaisir des yeux, une vidéo explicative en japonais…


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Que les vagues sur la mer forment de l’écume, ça n’étonne plus personne. Mais le 28 janvier 2013, juste après le passage du cyclone Oswald sur la côte est de l’Australie, plusieurs cités balnéaires comme Mooloolaba se sont retrouvées couvertes d’une épaisse mousse… de mer !

Mooloolaba sous la mousse
Mooloolaba sous la mousse
Et parfois jusqu’à une hauteur de 3 mètres ! Les photos et vidéos du phénomène ont pullulé sur tous les médias et réseaux sociaux tant le phénomène est insolite.


Mais par contre, pas évident de trouver des explications sur l’origine et la composition de cette mousse. Heureusement, Sirtin a compilé sur son blog toutes les informations qu’il a pu récolter pour nous éclairer. En fait, il s’agit d’une accumulation de sels et de matières organiques qui, par l’agitation de la mer, forme des bulles collantes qui vont par émulsion donner cette mousse épaisse déposée sur la plage par les vagues et le vent. Concernant la matière organique de cette mousse il s’agirait principalement de Phaeocystis, une algue unicellulaire, du phytoplancton qui est capable de proliférer extrêmement rapidement et forment alors des efflorescences algales.

Colonies de Phaeocystis globosa
Durant cette période de croissance accélérée, les colonies flottent dans l’eau et forment un épais mucilage qui gonfle jusqu’à former une substance visqueuse semblable à la gélatine. Pas la peine d’aller jusqu’en Australie pour organiser une soirée mousse cependant : le phénomène survient souvent sur les bords de la Manche.
Et pour le plaisir des yeux, une vidéo explicative en anglais…



Emission à réécouter ici