Fukushima, deux ans après

 

J'ai épousé Bigfoot, le père de mon enfant
En novembre 2012, un communiqué de presse émanant d’un laboratoire de génétique texan (DNA Diagnostics), claironnait avoir séquencé le génome du Sasquatch à partir d’une centaine d’échantillons de poils. Le Sasquatch est plus connu sous le nom de Bigfoot et c’est un peu l’équivalent Nord-Américain du Yéti. Cette étude n’est pas un canular, et du coup, elle rend la communauté scientifique plus que sceptique. D’ailleurs, sur son site le bLoug, Laurent Brasier a parlé de cette affaire dans un article intitulé « sasquatch comme ça chez les pseudoscientifiques ». Il nous raconte que Melba Ketchum, première auteure de l’article sur le génome du Sasquatch et PDG de DNA Diagnostics, estimait être victime d’une cabale qui l’avait empêchée de publier ses résultats dans une revue scientifique à comité de lecture. Elle a même comparé sa situation avec celle de Galilée, censuré par l’inquisition… Comment Melba Ketchum a-t-elle finalement réussi à publier son article ? Et bien tout simplement en rachetant une revue scientifique, rebaptisée De Novo dont le but est, je cite, « d’accélérer la science ». Pour l’instant, il n’y a qu’un numéro spécial publié, avec un unique article… Je vous le donne dans le mille : celui de Melba Ketchum…

“Donnée” vidéo supplémentaire accompagnant l’article de Melba Ketchum


Malgré la mention ‘libre accès’ il vous en coûtera 30$ pour consulter le manuscrit. Et pour l’instant, les premiers retours sont… mitigés. Les chercheurs en génomique qui ont réussi à mettre la main sur quelques données, délivrées au compte-goutte, penchent plus pour des problèmes de contamination des échantillons que la véritable identification d’une espèce d’humain hybride.

Interface Cerveau à Cerveau
Le Jeudi 28 février, plusieurs journaux et blogs ont annoncé le succès d’une expérience de télépathie électronique entre deux rats situés sur deux continents différents. Le terme exact employé par l’équipe scientifique Américo-Brésilienne qui a mené cette expérience est « Interface Cerveau à Cerveau » et elle consiste à insérer des microélectrodes dans les mêmes régions cérébrales de 2 rats. L’un des deux rats effectue une tâche comme appuyer sur un levier ou évaluer la taille d’un trou pour obtenir une récompense. Le signal nerveux est enregistré et transmis à l’autre rat qui, 64% du temps, effectuera la même action.

 
Un rat, désigné comme 'encodeur' va recevoir un signal visuel, tandis que l'autre, le décodeur, n'en recevra pasUn rat, désigné comme 'encodeur' va recevoir un signal visuel, tandis que l'autre, le décodeur, n'en recevra pas

Une lumière est allumée dans la cage du rat encodeur, juste au dessus d'un des deux leviers qui peut permettre de délivrer une récompense lorsqu'il est enclenché.


Une lumière est allumée dans la cage du rat encodeur, juste au dessus d'un des deux leviers qui peut permettre de délivrer une récompense lorsqu'il est enclenché.

L'encodeur voit la lumière et enclenche le levier pour recevoir sa récompense. Au même moment, le signal cérébral qu'il émet est envoyé au cerveau du rat décodeur.


L'encodeur voit la lumière et enclenche le levier pour recevoir sa récompense. Au même moment, le signal cérébral qu'il émet est envoyé au cerveau du rat décodeur.

 

Le rat décodeur interprète le signal cérébral et choisi le bon levier (dans 64% des cas) et obtient une récompense. Si le rat décodeur réussit, le rat encodeur obtient également une nouvelle récompense.Le rat décodeur interprète le signal cérébral et choisi le bon levier (dans 64% des cas) et obtient une récompense. Si le rat décodeur réussit, le rat encodeur obtient également une nouvelle récompense.

La transmission a eu lieu pour certaines expériences par internet et alors que l’un des rats se trouvait aux Etats-Unis et l’autre au Brésil.

 

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Le rat encodeur, hébergé au Brésil, a pu envoyer des signaux cérébraux pour que son congénère jauge la taille d’un trou alors qu’il est situé dans un laboratoire américain.

 

Si le chef du projet, Miguel Nicolelis, pense que son expérience est le premier pas vers la confection d’ordinateurs biologiques ou le traitement de lésions cérébrales, le blogueur Ed Yong a recueilli l’avis de nombreux neurologues qui jugent que l’expérience est plus spectaculaire que révolutionnaire et que les applications envisagées sont farfelues.


Il est certain que Miguel Nicolelis a le sens du spectacle puisqu’il buche en ce moment sur le coup d’envoi de la coupe du monde au Brésil qui devrait être tiré par une prothèse robotique contrôlé par le cerveau d’un enfant handicapé.

Emission à réécouter ici