Les espèces invasives

 

Juracirque park
Vous en avez peut-être entendu parler il y a quelques semaines, des chercheurs tentent de ressusciter une espèce de grenouille éteinte, Rheobatrachus silus, espèce emblématique caractérisée par une gestation des embryons dans l’estomac de leur mère.

Rheobatrachus silus
Dans le sillage de cette nouvelle, on a bien sûr reparlé du projet de tenter de cloner des espèces éteintes comme les mammouths laineux.

Pleistocene Park : bientôt une réalité ? Copyright Raul Martin/National Geographic Stock.
Cependant, certains chercheurs comme Lionel Hautier, du Dinoblog, tirent la sonnette d’alarme. Il rappelle ainsi qu’au même moment où l’on annonçait que Rheobatrachus était sur le point de réapparaitre, une étude paraissait dans la revue PlosOne faisant état d’un bilan catastrophique sur le devenir des populations d’éléphants d’Afrique. 62% des éléphants de forêt (Loxodonta cyclotis) ont disparu lors des dix dernières années et ce dû, en partie, au commerce toujours florissant de l’ivoire. Souvenez-vous, le braconnage de défense à la tronçonneuse s’étend même jusqu’aux spécimens de collection du Museum d’histoire naturelle! A cette allure-là, les 350 000 éléphants en Afrique auront peut-être tôt fait de s’éteindre. Sachant que pour ressusciter le mammouth il faut une mère porteuse, et 22 mois de gestation, il est possible que l’extinction des éléphantes porteuses prenne de vitesse les efforts de dé-extinction du mammouth. Lionel Hautier se demande donc si le tapage médiatique autour de ces projets n’a pas un effet pervers sur les efforts de conservation: est-ce qu’il n’y a pas un réel danger de faire croire qu’il est aisé de ressusciter une espèce éteinte? Tout en louant ces efforts techniques biologiques, il ne faudrait pas oublier nos efforts à préserver les espèces au bord de l’extinction.

En Juillet 2012, la cause des femmes en science semblait en piteux état après la diffusion d’une vidéo brassant les stéréotypes dans le cadre d’une campagne menée par la commission européenne, ‘Science: it’s a girl thing”, pourtant destinée à sensibiliser les jeunes filles aux sciences. Comme l’explique Célya Gruson-Daniel du blog My Science Work, on découvrait dans cette vidéo le stéréotype de jeunes filles ne pensant qu'au maquillage, paillettes et talons aiguilles.

 

 

Pour faire oublier ce fiasco, le concours de vidéos ‘Science, it’s your thing’ a été organisé et c’est le collectif Draw Me Why qui a gagné avec une vidéo en dessins animés dénonçant la situation de la place des femmes dans le monde scientifique.

 

 

Ca a été un beau tremplin pour le collectif Draw Me Why qui diffuse désormais des vidéos de vulgarisation scientifique. La très talentueuse Lucile Zahnd, illustratrice scientifique et auteure du blog franco-italien Fumettomatic, a participé à la dernière vidéo en date qui nous explique pourquoi les oignons nous font pleurer, et surtout, comment y remédier!


On y apprend qu’au contact de nos yeux, des composés soufrés émis par l’oignon se transforment en acide sulfurique et que pour éviter cela, on peut chauffer, refroidir l’oignon ou encore porter des lunettes de plongée!

Emission à réécouter ici


Et pour les lecteurs de SSAFT, en cadeau inédit, le Making-Of de cette vidéo qui a eu lieu lors de la soirée L’Amour est dans la Pipette:

Making-Of de la vidéo 'Pourquoi on pleure quand on coupe des oignons', Stéphane Debove, Lucile Zahnd
Making-Of de la vidéo 'Pourquoi on pleure quand on coupe des oignons', Stéphane Debove, Lucile Zahnd

Making-Of de la vidéo 'Pourquoi on pleure quand on coupe des oignons', Stéphane Debove, Lucile Zahnd

Making-Of de la vidéo 'Pourquoi on pleure quand on coupe des oignons', Stéphane Debove, Lucile Zahnd